Devenues femmes, les antillaises adoptaient la « grand’robe », appelée en Guadeloupe « robe à corps ». Elles portaient la culotte longue (panty) et un jupon brodé garni de dentelles et de volants. La robe en madras (tissu traditionnel des Antilles apporté par les premiers travailleurs indiens) était longue, coupée à la taille avec une traîne par derrière qu’elles relevaient et accrochaient à la taille sur le côté, de façon à dévoiler leur joli jupon. La coiffe, carré de madras drapé autour de la tête, reflétait soit la situation sociale, soit les circonstances de la vie. En effet, en fonction du nombre de pointes, on connaîssait la situation sentimentale de la femme: une pointe : cœur à prendre, deux pointes : déjà conquise, trois pointes : mariée, quatre pointes : mariée mais vous pouvez tenter votre chance… Les bijoux, accessoires indispensables, étaient eux aussi un élément permettant d’identifier la situation sociale de la femme qui les portait: boucles d’oreilles (zanneaux chenille, créoles, tété-négresse, pomme-cannelle), colliers (collier chou, grain d’or, forçat), bracelets (joncs, semainiers). Aujourd’hui le costume créole est porté lors des grands évènements (mariage, baptème, fêtes traditionnelles. il a su aussi se moderniser.



Commune française, située dans le département de la Guadeloupe, sur la côte est de la Grande-Terre, Le Moule tient son nom du môle qui signifie jetée. Son port fut jusqu’à la fin du siècle dernier un port très actif lié à l’industrie de la canne à sucre, remplacé par celui de Pointe à Pitre. La canne est encore omniprésente, les moulins à sucre datent du 18eme siècle. Le Moule possède encore une grande usine sucrière, Gardel et une distillerie, Bellevue. Mais le Moule compte aussi de belles plages, l’Autre Bord et les Alizés et accueille les surfistes au bout de la promenade maritime.






