vols Antilles hôtels Antilles Promotions séjour

Originaire d’Asie, la canne à sucre a été répandue par les Arabes au VIIIe siècle et introduite aux Amériques par les Espagnols en 1493 lors du second voyage de Christophe Colomb, à l’occasion de la première installation européenne en Amérique sur l’île d’Hispaniola. C’est tout d’abord le Père Dutertre qui mentionne la fabrication d’eau-de-vie à partir de la canne à sucre dans des vinaigreries. Mais dans les Antilles françaises, le grand inventeur du rhum est le Père dominicain Labat. Il nous décrit dans Voyage aux îles françaises de l’Amérique l’eau-de-vie-des Antilles en ces termes : « L’eau-de-vie que l’on fait aux îles, avec les écumes et les sirops de sucre, s’appelle guildive ou tafia. Les sauvages, les nègres, les petits habitants et les gens de métier n’en font point d’autre, et leur intempérance sur cet article ne se peut dire; il leur suffit que cette liqueur soit forte, violente et à bon marché; il leur importe peu qu’elle soit rude, désagréable et enivrante. » En 1694, le Père Labat perfectionne le procédé de production en inventant l’alambic. De nombreuses sucreries vont alors s’adjoindre une distillerie. Aujourd’hui, les îles francophones sont connues pour leurs rhums agricoles, produits exclusivement à partir de jus de canne à sucre, généralement plus chers que les rhums à base de mélasse, résidu du raffinage du sucre.

Plus d'informations sur le sujet? Cliquez: