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La Guadeloupe et l’esclavage: repères pour y voir plus clair

1635, dĂ©but de la colonisation de l’Ă®le par les Français.
1674, la Guadeloupe passe sous l’autoritĂ© directe du roi de France Louis XIV, qui a dĂ©cidĂ© de promouvoir la culture de la canne Ă  sucre, plus onĂ©reuse mais beaucoup plus rentable que le tabac, il donne des terres Ă  des officiers supĂ©rieurs et les encourage Ă  y faire travailler des esclaves venus d’Afrique.
1794, Victor Hugues, commissaire de la RĂ©publique, annonce l’abolition de l’esclavage et met en place un tribunal rĂ©volutionnaire et une guillotine.
1802, la loi du 16 pluviĂ´se an II qui avait aboli l’esclavage est annulĂ©e par Bonaparte.
1848, la deuxième RĂ©publique abolit finalement l’esclavage, la main-d’Ĺ“uvre viendra dorĂ©navant d’Inde.
1946, la Guadeloupe abandonne son statut de colonie et devient un département français.
1954, tous les fonctionnaires de l’Ă®le ont les mĂŞmes avantages (actuellement,+ de 40% des salariĂ©s de l’Ă®le sont fonctionnaires):
- salaires majorés de 40% (vie chère)
- 4ème année offerte pour le calcul de leur retraite ( 30 ans travaillés comptés 40)
- montant des pensions établi à partir du traitement des 6 derniers mois (comme pour tous les fonctionnaires français)
- congĂ© bonifiĂ© (65 jours maximum incluant la durĂ©e normale du congĂ© annuel plus une bonification d’une durĂ©e maximale de 30 jours).
2009, l’Ă©conomie de la Guadeloupe dĂ©pend presque entièrement du pouvoir d’achat des fonctionnaires, l’essentiel des activitĂ©s consistant Ă  leur dĂ©livrer des produits importĂ©s. Il devient urgent pour l’Etat et les responsables locaux d’inciter au dĂ©veloppement d’activitĂ©s productives et en premier lieu de miser sur le tourisme.

Faut-il encore que tous les GuadeloupĂ©ens, quelle que soit leur origine, acceptent les règles du jeu de la concurrence mondiale. C’est Ă  cette condition que la Guadeloupe se libĂ©rera vĂ©ritablement de ses chaĂ®nes vis-Ă -vis de la mĂ©tropole.

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